Les méthodes utilisées dans le cadre du projet SHARE sont soumises à l’épreuve de la comparabilité des données collectées dans les différents pays. L’enquête SHARE fait donc appel à de nombreux protocoles que chaque équipe nationale se doit de respecter, et ce à chaque étape du processus de collecte ou de traitement des données.


L'échantillon est la première étape ...

Le groupe-cible de l’enquête est la tranche d’âge 50 et plus. Précédemment, lors de la première vague, tout individu âgé de 50 ans minimum faisant partie du ménage était éligible à passer l’entretien. Depuis la deuxième vague cependant, sont éligibles à passer l’entretien le répondant principal uniquement, plus le partenaire actuel éventuel de cet individu, même si celui-ci a moins de 50 ans.

L’échantillonnage se fait en Belgique par le biais du Registre National et est opéré sous le contrôle de la Commission de la Protection de la Vie Privée (CPVP).

Deux sous-échantillons sont distingués :

  • L’échantillon « longitudinal », qui est composé d’individus ayant déjà participé à l’enquête lors de vague précédentes. Ce groupe est le core-business de l’enquête, étant donné que le processus du vieillissement ne peut être étudié qu’une fois les personnes interrogées sont observables dans le temps ;

  • L’échantillon de rafraichissement (ou les « refresh ») est composé de nouveaux individus tirés aléatoirement du Registre National. Ce rafraichissement est nécessaire pour que l’étude reste représentative de la population belge dans son ensemble. Suite au problème d’attrition (rétrécissement de l’échantillon) de l’échantillon longitudinal, il est également pratique de combler les « sortants » par de nouveaux « entrants ».

Les informations à caractère privé ne sont en aucun cas redistribuées ou revendues. Les données collectées par le biais de l’enquête sont anonymisées dès que l’entretien est réalisé, et ne sont plus accessibles par la suite.


... vient ensuite la collecte, chez le répondant

L’entretien se déroule chez le répondant en face à face, assisté par ordinateur (système CAPI). Depuis la vague 5 (2012-2013), il n’y a plus de questionnaire « drop-off » (questionnaire papier supplémentaire). Chaque entretien dure entre 1h15 et 1h45.

Le questionnaire se prépare en anglais par plusieurs équipes d’experts (experts sur les questions de santé, de réseaux sociaux ou encore sur les questions d’ordre financier) puis est décliné dans les versions nationales par les équipes de chaque pays. Ce questionnaire est donc le même pour tous les pays participants. Il s’est amélioré au fil des vagues, et est arrivé actuellement à une version plus stable.


L'enquête, dans sa mouture actuelle (vague 6) ...

Est constituée d’un questionnaire principal sous CAPI, divisé en une vingtaine de modules, y compris les tests cognitifs et physiques, et d’un questionnaire fin de vie dit « Exit interview ».
Cette sixième vague comporte également un test de "gouttes de sang séché", pour étoffer les possibilités d'analyse et de recherche. Pour plus d'informations sur ces modules et tests spécifiques, cliquez ici.

En outre, un proche est autorisé à répondre à certaines parties du questionnaire, si l’état de santé de l’enquêté ne lui permet pas de le faire lui-même et si celui-ci en a donné expressément l’autorisation.


Point de vue externe ...

Le pilotage global de l’enquête au niveau international est réalisé par le MEA (Munich Research Center for the Economics of Ageing) et est dirigé par le Professeur Axel Börsch-Supan de l’université de Munich en Allemagne. C’est le MEA qui définit les méthodes d’enquête et tient un calendrier commun pour l’état d’avancement dans tous les pays.

Les outils informatiques de l’enquête sont développés par le CentERdata, de l’Université de Tilburg aux Pays-Bas. Il s’agit :

  1. Du SMS (Sample Management System) ou « système de gestion des cas » qui sert de base à l’enquêteur pour gérer ses répondants, ses rendez-vous sur le terrain et la réalisation des enquêtes individuelles ;

  2. Du SD (Sample Distributor) qui est utilisé pour gérer l’échantillon de chaque pays. C’est par ce biais que la communication entre le SMS et CentERdata s’effectue.


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